Des femmes ayant marqué l’Histoire : Pearline Thompson

14 août 2018

Pearline Thompson (nouvelle présidente de L’Eglise Mère) au côté de John Lewis Selover (président du Conseil des directeurs de la Science Chrétienne), en juin 1988.

A mes yeux, la liberté découle de mon amour sincère pour Dieu et Sa création.
—Pearline Thompson

Pearline B. Thompson est la première femme Afro-Américaine qui a été présidente de L’Eglise Mère (La Première Eglise du Christ, Scientiste). Elle fait aussi partie des premières Afro-Américaines à être autorisées à enseigner la Science Chrétienne.

Elle naît à Détroit, en 1917, sous le nom de Pearline Brown. Lors d’une interview, elle explique qu’elle a grandi « dans une région où vivaient des gens de toutes nationalités… mais on n’aimait pas que les Noirs se mélangent aux Blancs. La population blanche et la population noire fréquentaient chacune sa propre église. Quand on allait au lycée, il fallait que l’école soit à l’intérieur de son propre quartier… on devait tout le temps rester dans une zone restreinte. » 1

Comme elle s’intéresse à la religion, son frère lui fait connaître le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, à une période où elle connaît de grands bouleversements. Pearline Thompson confiera plus tard : « Ce qui m’a vraiment surprise, c’est d’apprendre que dans la Science divine Dieu est Tout et que le mal est irréel. Cette idée était contraire à tout ce qu’on m’avait enseigné dans mon éducation religieuse… J’étais certaine que la Science Chrétienne allait devenir mon mode de vie. » 2

Pearline Thompson devient membre de L’Eglise Mère en 1957. Tandis qu’elle poursuit son étude et sa pratique de la Science Chrétienne, elle est guérie de migraines chroniques de façon permanente. Grâce à ses prières, les mauvaises cicatrices que lui ont laissées de graves brûlures dans son enfance disparaissent. 3

Elle épouse Theodore R. Thompson, dont la carrière de spécialiste en gestion des cantines militaires dans la Marine américaine recouvre la période de la Seconde Guerre mondiale, de la Guerre de Corée et de la Guerre du Viêt Nam. Le couple est amené à résider parfois à l’étranger.

Durant toutes ces années, Mme Thompson obtient des guérisons et remporte de nombreuses victoires sur le racisme en pratiquant sa foi. Par exemple, alors qu’elle marche dans une ville européenne où l’« on voyait rarement des femmes noires », et qu’on l’a prévenue que « les gens pourraient [lui] être hostiles », elle se retrouve soudain entourée par un groupe de gens furieux, dont elle sent le souffle haineux sur son visage. Elle se met à prier pour les voir tels que Dieu les a créés. Ils deviennent alors amicaux en l’espace de quelques minutes. La résolution de cette situation angoissante et potentiellement violente marque le début d’un séjour très agréable à l’étranger. Son mari et elle sont accueillis chaleureusement et nouent des amitiés « qui prouvent que nous sommes tous véritablement frères et sœurs ». 4

Pearline Thompson devient officiellement praticienne de la Science Chrétienne en 1964, alors que son mari est toujours sous les drapeaux. Elle poursuivra sa pratique de la guérison à Washington, DC, jusqu’à la fin de ses jours. Elle devient professeur de Science Chrétienne en 1970, et elle est nommée présidente de L’Eglise Mère en 1988. Ses écrits publiés montrent que l’une de ses grandes réalisations a été de promouvoir par la prière l’harmonie et l’égalité entre les prétendues races, tant dans son église que dans la société en général.

Pearline Thompson meurt en 1994. Elle est enterrée auprès de son mari, au cimetière national d’Arlington.

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  1. Radio Sentinel, « Freedom from restrictions » [Plus de restrictions], 27 janvier 1989
  2. The Christian Science Journal, octobre 1968, 548
  3. Journal, octobre 1977, 564
  4. Journal, juin 1975, 309