Mary Baker Eddy et les animaux

4 août 2017

Mary Baker Eddy et les animaux

August Mann (à gauche) et Calvin Frye (à droite) conduisant Prince et Duke chez Mary Baker Eddy, P06537.
© 2017 La Bibliothèque Mary Baker Eddy. Tous droits réservés.

Dès sa tendre enfance, Mary Baker Eddy a aimé les animaux. Elle a toujours exprimé cet amour à l’égard des bêtes qui l’entouraient, suscitant en retour une affection évidente de leur part. Encore enfant, elle s’est rendu compte qu’elle pouvait mentalement donner des ordres à Ben, le chien de la famille, et qu’il obéissait. Adam Dickey raconte :

Un incident illustre le développement mental pour le moins inhabituel de la petite Mary Baker : La famille avait un chien nommé « Ben ». Quand ils étaient réunis dans la salle de séjour, on lui faisait comprendre qu’il devait se coucher sous la table. Parfois, il ignorait l’ordre et venait s’assoir devant le feu avec la famille. Mary Baker Eddy s’était rendu compte que, lorsqu’elle s’adressait mentalement au chien, il lui obéissait sans qu’elle prononce un seul mot. Quand elle voyait que Ben allait s’attirer des ennuis en restant dans la pièce, elle lui ordonnait mentalement : « Ben, va te coucher sous la table », et aussitôt le chien se levait, allait sous la table et se couchait. Selon ses dires, cela se produisit de très nombreuses fois. C’est l’un des phénomènes qui marquèrent son enfance et dont elle ne parlait jamais à personne.1

Un jour, Mary Baker Eddy raconta à Irving Tomlinson, membre de sa maison, que, toute jeune, elle prenait soin des agneaux et des poussins qui venaient de naître, et leur chantait des cantiques le soir. Lorsque son père voyait qu’un animal de la ferme allait mal, il disait : « Voilà un cas pour Mary ». « Alors, raconte Tomlinson, Mary en prenait tendrement soin jusqu’à ce que le petit patient aux yeux doux et à la toison laineuse retrouvât force et santé. » Evoquant cette époque, Mary Baker Eddy confia : « Je mettais dans mon giron les petits poussins qui semblaient malades ou peut-être sur le point de mourir et je les y gardais jusqu’à ce que j’entende un bruissement. Je constatais alors qu’ils avaient retrouvé leurs forces et ne demandaient qu’à s’en aller. Une fois redéposés à terre, ils prenaient la fuite. »2

Mary Baker Eddy aimait particulièrement les oiseaux. Dans ses souvenirs, Eugenia Fosbery, élève de Laura Sargent (qui était elle-même une ancienne élève de Mary Baker Eddy et avait travaillé dans sa maison), raconte que Mary Baker Eddy avait deux canaris nommés May et Benny. Benny répondait de façon étonnante à la présence affectueuse de Mary Baker Eddy en se mettant à chanter.3

Plus tard, Mary Baker Eddy a eu beaucoup d’affection pour ses chevaux et elle arrivait souvent à les calmer quand ils avaient peur. Elle a toujours eu des chevaux, que ce soit dans sa demeure à Concord, dans le New Hampshire, ou au 400 Beacon Street, à Newton, dans le Massachusetts (Chestnut Hill). Les chevaux tiraient les calèches qu’elle utilisait pour ses promenades régulières ; en hiver, elle les faisait parfois atteler à un traineau. Elle choisissait ses chevaux avec soin et les aimait beaucoup.

Il y avait une fontaine sur la pelouse de Pleasant View. Le bassin contenait des poissons rouges que Mary Baker Eddy aimait nourrir. Pleasant View a hébergé parfois d’autres animaux, comme des chats et des chiens, et elle n’était jamais indifférente à leur présence.

Mary Baker Eddy ne pensait pas que les bénéfices de la guérison chrétienne devaient être réservés aux hommes, aux femmes et aux enfants. En mai 1906, une scientiste chrétienne des Philippines lui écrivit pour savoir si l’on pouvait traiter les animaux. Elle reçut la réponse suivante : « Votre requête m’est parvenue. Vous avez ma permission pour guérir les animaux tout comme le genre humain. Quand je faisais de la pratique, je les guérissais et j’ai remarqué qu’ils étaient réceptifs à la Vérité dans tous les cas. Dieu a donné à l’homme “la domination sur les animaux”, et rien ne nous autorise à penser qu’Il soit revenu sur ce don ou qu’Il ait retiré à l’homme cet héritage spirituel légitime. Ne manquez pas de m’informer de votre succès. »4

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  1. Adam Dickey, Memoirs of Mary Baker Eddy [Souvenirs de Mary Baker Eddy] (Brookline, MA: Lillian Dickey, 1927), p. 136-137
  2. Yvonne Caché von Fetteis et Robert Townsend Warneck, Mary Baker Eddy – Une vie consacrée à la guérison spirituelle (Boston: La Société d’édition de la Science Chrétienne, 2003), p. 7.
  3. Souvenirs d’ Eugenia Fosbery.
  4. Lettre de Mary Baker Eddy à Sylvia Kennedy, 16 mai 1906, L14627.