Mary Baker Eddy a-t-elle écrit « L’âge » ?
On nous pose parfois des questions au sujet d’un article intitulé – dans le texte anglais original – « Age » (« L’âge »), attribué à Mary Baker Eddy. Cet article fait partie des Lessons of the Seventh Day [Leçons du septième jour], un ensemble de textes compilés par Richard Oakes en 1989. L’auteur a travaillé dans la filiale londonienne de la fondation Carpenter, une organisation fondée aux Etats-Unis par Gilbert Carpenter et son fils, Gilbert Carpenter Junior. Carpenter père a occupé le poste de secrétaire au sein de l’équipe d’employés de Mary Baker Eddy d’avril 1905 à avril 1906. Son fils et lui ont consacré une grande partie de leur temps à rassembler des écrits attribués à Mary Baker Eddy et à ses élèves, ainsi que des anecdotes sur sa vie.
Comme les Carpenter n’ont guère cherché à distinguer les documents authentiques de ceux qui ne le sont pas, certains des énoncés rassemblés dans leurs livres se sont révélés, après enquête, ne pas avoir été écrits par Mary Baker Eddy. De plus, les documents dont l’authenticité est certaine n’ont pas été retranscrits avec précision.
Pour plus d’informations sur les Carpenter et leurs publications, consultez l’article en anglais intitulé « What are the “blue book” and the “red book” ? » [Que sont le « livre bleu » et le « livre rouge » ?] sur notre site Internet.
Nous avons examiné l’article « L’âge » pour tenter d’identifier les sources des différents passages du texte. Les extraits ci-dessous s’accompagnent de brèves explications de notre part quant à leurs sources :
La sagesse qui vient avec l’âge et l’expérience est une force, non une faiblesse, et nous devrions comprendre cela, nous y attendre, et savoir qu’il en est ainsi, alors cela apparaîtrait.
A l’exception d’une erreur de ponctuation vers la fin du texte, ce passage figure dans « Answers to questions » [Réponses aux questions] de Mary Baker Eddy, dans le Christian Science Journal d’août 1884.
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Je vous demande de ménager du temps pour la réflexion chaque jour. Réfléchissez à votre moi infini et harmonieux, qui exprime le Christ, et revendiquez-le comme étant ce que vous êtes. Imprégnez-vous de cette sécurité indicible. Toute la vérité et toute la beauté de la création de Dieu vous appartiennent et sont ce que vous êtes.
Réjouissez-vous-en dans une prière sincère et l’action de grâce. Préservez un sens humain juste de vous-même, en vous donnant un traitement clair et bien défini chaque jour, dans la sainteté et l’intégrité de votre véritable moi.
En cette heure de prière, débarrassez-vous de tout faux sens du moi, de tout ce qui est lié aux croyances à la naissance, à l’hérédité, aux influences, au temps, à la déchéance et à la mort. Par la grâce et l’autorité de Dieu, fermez énergiquement vos pensées aux ingérences des croyances mortelles. Restez ouvert aux desseins de Dieu et fermé aux machinations de Satan. Elevez-vous vers les forces spirituelles de votre propre destinée. Chaque journée commencera et se déroulera sous l’autorité de l’Entendement divin, elle sera bien ordonnée, harmonieusement équilibrée et remplie du bien spirituel.
Ce magnifique exercice spirituel qui consiste à vous donner un traitement par une prière fervente, et à prier pour vous-même, vous maintiendra dans ce lieu secret, inconnu des sens et ouvert à tout ce que le ciel vous réserve.
Ce passage avait déjà attiré notre attention, et nous n’avons trouvé aucune preuve indiquant que Mary Baker Eddy en est l’auteure. De ce fait, nous ne pouvons pas l’authentifier. Il existe toutefois une lettre authentique traitant d’un sujet similaire, dont il pourrait être inspiré. Voir « Mary Baker Eddy l’a-t-elle écrite ? Une lettre adressée à Septimus J. Hanna ».
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Dans la mesure où la loi de la Vérité est comprise et acceptée, elle s’applique aussi bien à la personnalité qu’au caractère. Les déformations et les infirmités, que l’on considère comme les conséquences inévitables de l’âge, disparaissent sous l’effet des impressions mentales contraires. Vous modifiez les manifestations physiques dans la mesure où vos pensées sur les effets des années accumulées changent ; si vous vous attendez à être plus utile et plus vigoureux avec les années, et ceci avec autant de conviction que vous vous attendez à la décrépitude et à la laideur, un résultat favorable ne manquera pas de se produire.
Ce passage est tiré de « Answers to questions of inquirers in regard to Christian Science » [Réponses aux questions de personnes intéressées par la Science Chrétienne], de Mary Baker Eddy, publié dans le Christian Science Series le 1er mai 1889 :
En réponse à la question : « Est-il possible de changer la vieillesse en jeunesse, beauté et immortalité sans passer par le changement qu’on appelle la mort ? » Mary Baker Eddy répond : « Dans la mesure où la loi de la Vérité est comprise et acceptée, elle s’applique aussi bien à la personnalité qu’au caractère. Les déformations et les infirmités, que l’on considère comme les conséquences inévitables de l’âge, disparaissent sous l’effet des impressions mentales contraires. Vous modifiez les manifestations physiques dans la mesure où vos pensées sur les effets des années accumulées changent ; si vous vous attendez à être plus utile et plus vigoureux avec les années, et ceci avec autant de conviction que vous vous attendez à la décrépitude et à la laideur, un résultat favorable ne manquera pas de se produire. La sagesse qui vient avec l’âge et l’expérience est une force, non une faiblesse, et nous devrions comprendre cela, nous y attendre, et savoir qu’il en est ainsi, alors cela apparaîtrait. »
Une version similaire de cette déclaration figurait dans l’article de Mary Baker Eddy intitulé « Answer to Questions », publié dans le Journal d’août 1884.
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La Vie est éternelle et immuable, et ne peut jamais vieillir, car le temps n’est pas immortel, contrairement à la jeunesse – vous avez toujours existé et existerez toujours en tant qu’œuvre parfaite, complète et achevée, en tant qu’être spirituel créé de l’Esprit et par l’Esprit, et soumis uniquement aux lois spirituelles.
Vous devez, aujourd’hui et toujours, manifester la vie qui vient de Dieu et rayonne en vous. Elle est toujours à l’œuvre dans chaque partie de votre être, pour vouloir et agir.
Vous ne pouvez jamais perdre vos facultés, car elles viennent de l’Ame et non des sens. La Vie et la force, dont vous êtes constamment le bénéficiaire, sont indestructibles et infinies, et rien ne peut empêcher leur afflux. Vous êtes gouverné et soutenu par l’Amour parfait, en lequel il n’y a aucune crainte d’être impuissant ou crainte de la mort. Votre foi et votre confiance dans le pouvoir tout-puissant de la Vérité sont parfaites et sans nuage, et vous savez que Dieu vous suffit. Aucun des enfants de Dieu n’a jamais été paralysé ni impuissant, car toutes Ses œuvres sont bonnes et éternelles. Il n’existe pas d’entendement mortel pour vous dire que vous êtes vieux ou faible. Il existe un unique Entendement infini, qui est la compréhension de la vérité de votre être, et qui vous maintient dans une harmonie et une santé parfaites.
Ces énoncés attribués à Mary Baker Eddy figurent dans Course Divinity and General Collectanea [Cours de théologie et recueil général], également connu sous le nom de « Blue Book » [Livre bleu], textes compilés par les Carpenter et réédités par Oakes. N’ayant pu trouver trace de ces énoncés ailleurs dans les collections de la Bibliothèque, nous ne pouvons pas en attester l’authenticité.
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Le magnétisme animal malveillant vous hante par une personnalité toute déformée par des suggestions mortelles ; il vous la rend hideuse et haineuse, et vous pousse à considérer « cela » comme l’œuvre de Dieu. Il suggère une image mentale de l’âge : perte de force, perte de mémoire, vue affaiblie, ouïe défaillante, peau flétrie, posture voûtée et toute autre suggestion venant étayer le mensonge qu’est la vieillesse.
Cet énoncé, attribué à Mary Baker Eddy, figure dans « 500 Watching Points » [500 points pour rester vigilant], une compilation réalisée par Gilbert Carpenter. Nous n’en avons pas trouvé trace ailleurs dans nos collections et ne pouvons pas en attester l’authenticité.
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L’Entendement est Dieu, et la vue, ou vision, doit être, et est, une idée de Dieu ; elle n’est jamais dans la matière ni n’en provient, et elle n’est jamais altérée ni perdue. Cette vision est vôtre par réflexion, et tant que vous voyez la vérité de Dieu, votre vision reste intacte et vous pouvez le démontrer. Libérez-vous de la pensée que vous avez perdu la vue et que la Science Chrétienne peut vous la rendre. Au contraire, la Science Chrétienne est la vérité concernant votre vue, laquelle n’a jamais été perdue ; à mesure que cette idée se développera dans votre conscience, la croyance à une vue matérielle ou imparfaite disparaîtra, et l’idée d’une intelligence spirituelle, parfaite et indestructible apparaîtra comme la seule vue de l’Entendement, et donc comme la seule vue de l’homme ou de la femme.
Cette affirmation figure dans Lessons of the Seventh Day et dans Six Days of Revelation [Six jours de l’Apocalypse], deux livres publiés par Oakes d’après Carpenter. Bien que ces documents soient attribués à Mary Baker Eddy, nous n’en avons pas trouvé trace ailleurs dans nos collections et ne pouvons pas en attester l’authenticité.
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La vieillesse est une prétention à surmonter tout autant que le cancer ou n’importe quelle autre croyance. Surmontez cette croyance dès maintenant. Il faudra bien que vous le fassiez un jour.
Bien que cette déclaration figure dans d’autres documents qui la relieraient prétendument à Mary Baker Eddy, nous n’avons jamais pu en confirmer l’authenticité de manière définitive.
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Dieu vient de m’expliquer ce qu’est l’âge. L’âge est la porte que Dieu nous ouvre vers la Vérité éternelle.
Cette déclaration figure à la page 42 des mémoires d’Edward Everett Norwood, intitulées « Reminiscences of my relations with Rev. Mary Baker Eddy, Discoverer and Founder of Christian Science » [Souvenirs de mes relations avec la révérende Mary Baker Eddy, Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne], datées du 10 mars 1924. Norwood attribue ces propos à Mary Baker Eddy.
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(Déclaration faite à Madame Ewing en juillet 1906) : J’ai 85 ans aujourd’hui… Je sais que vous pensez : « Ne faites jamais mention de l’âge », et c’est vrai, ne mentionnez jamais l’âge en vous décrivant.
Nos collections ne contiennent pas la phrase « ne faites jamais mention de l’âge en vous décrivant ». Cependant, dans une lettre adressée à Alvin B. et Elizabeth M. Cross, Mary Baker Eddy fait effectivement allusion à son 85e anniversaire.
J’avais oublié le 16 juillet ! Je n’ai pas l’impression que ce soit mon anniversaire ! Veuillez vous reporter à la page 246, paragraphe 3, de Science et Santé.
Ce passage de Science et Santé avec la Clef des Ecritures contient bien la phrase « Ne faites jamais mention de l’âge. »
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(Dit à Calvin Frye alors qu’elle regardait en direction de Bow, dans le New Hampshire) : Là-bas se trouvent les collines de Bow, où l’on dit que je suis née, mais ce n’est pas le cas. Je suis née dans l’Entendement.
Ce passage figure dans les souvenirs de Calvin C. Hill, dont un extrait est publié dans Nous avons connu Mary Baker Eddy, édition augmentée, tome I :
Mary Baker Eddy me demanda alors si j’avais déjà vu son lieu de naissance et elle me conduisit à la véranda qui occupait tout l’arrière de la maison. « Là-bas, derrière ce grand arbre, dit-elle en le montrant du doigt, vous voyez les collines de Bow, où l’on dit que je suis née. » Elle s’arrêta pour me regarder, ou plutôt pour me transpercer de ce regard pénétrant qui me devint si familier par la suite. Puis, dirigeant immédiatement notre pensée sur la nature et l’origine spirituelles de l’homme, elle ajouta, si mes souvenirs sont bons : « Mais ce n’est pas le cas. Je suis née dans l’Entendement. » Le regard qui suivit cette déclaration me fit une impression qui ne s’effacera jamais.1
En résumé, « L’âge » est un ensemble de documents, certains authentiques et d’autres non authentifiés, attribués à Mary Baker Eddy par plusieurs sources et rassemblés par un auteur inconnu. Pour toute question concernant l’authenticité d’un document, veuillez contacter l’équipe de recherche de la Bibliothèque à [email protected].
Vous pouvez également lire cet article en anglais, en allemand, en espagnol et en portugais.