Churchill a-t-il demandé à un groupe de scientistes chrétiens britanniques de prier ?

23 février 2020

Des membres de la Royal Navy britannique chargent dans un camion une mine magnétique allemande désamorcée, env. 1939. E. D. Webb. Propriété de la Royal Navy Minewarfare & Clearance Diving Officers’ Association.

Nous avons reçu des demandes de renseignements émanant de personnes qui désiraient savoir si le Premier ministre Winston Churchill avait un jour fait appel à un groupe de scientistes chrétiens afin qu’ils prient de façon spécifique pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Aucun document n’indique que Churchill ait formulé une telle demande. Cependant, le récit ultérieur de Peter J. Henniker-Heaton, un scientiste chrétien britannique, constitue peut-être la source de cette histoire.

En novembre 1939, un officier d’état-major anonyme de la Royal Navy a demandé à trois ou quatre scientistes chrétiens, dont Henniker-Heaton et sa femme, Rose, de prier en réponse à une menace spécifique.1 A cette époque, l’armée de l’air allemande larguait des mines magnétiques dans l’estuaire de la Tamise. Bien que les ports aient été ratissés pour trouver ces mines, en septembre et en octobre près d’une douzaine de navires marchands avaient été coulés.2

Dans son allocution « Les temps présents et leur avenir », prononcée à l’occasion de la biennale de l’organisation de la Science Chrétienne à l’université, tenue à L’Eglise Mère en 1971, Peter Henniker-Heaton a déclaré :

Je pense à un jour de novembre [1939], au début de la Deuxième Guerre mondiale. La première arme secrète des nazis était la mine magnétique. Mois après mois, ces mines ont bloqué les ports de l’Est et du Sud-Est de la Grande-Bretagne. Six navires ont été coulés dans la Tamise en une seule nuit.

 

Le lendemain matin, l’officier d’état-major de l’Amirauté chargé de faire face à ce péril a téléphoné à trois ou quatre scientistes chrétiens et leur a demandé instamment de « faire leur travail ». Chaque scientiste chrétien a prié de son côté, et sans nul doute, d’autres personnes ont prié également. Chez nous, nous avons prié avec la véritable caractérisation du magnétisme, donnée par Mary Baker Eddy : « Il n’y a qu’une attraction réelle, celle de l’Esprit. L’aiguille aimantée se tournant vers le pôle symbolise ce pouvoir qui embrasse tout, cette attraction de Dieu, l’Entendement divin. » Ceci ne laissait aucune place à une attraction destructive.

 

Winston Churchill complète cette histoire dans son livre The Gathering Storm [L’orage approche]. Le 22 novembre, le jour que je suis en train d’évoquer, « entre 21h et 22h » – pour employer les termes de Churchill – « la chance a basculé de notre côté », nous fournissant « une occasion en or ».

 

Une mine magnétique a été lâchée sur un sol boueux qui a amorti le choc. La mine n’a pas explosé, et elle était donc accessible. Elle a été examinée et un moyen de neutralisation a rapidement été développé. Après cela, les mines magnétiques n’ont plus constitué qu’une nuisance tout à fait mineure.3

En novembre 1939, Churchill était le premier Lord de l’Amirauté de la Royal Navy, et commandait « l’officier d’état major » anonyme mentionné par Henniker-Heaton. Nous n’avons pas été en mesure d’identifier cet officier.

Print Friendly, PDF & Email
  1. Peter J. Henniker-Heaton, “Our Times and Their Future” [Les temps présents et leur avenir], 17 juillet 1971, Archives de l’Eglise, Boîte 201344471, Dossier 201344528, 6-7.
  2. Winston S. Churchill, The Second World War : The Gathering Storm [Mémoires de la Deuxième Guerre mondiale : l’orage approche] (Cambridge, MA: Houghton Mifflin Company, 1948), 505.
  3. Peter J. Henniker-Heaton, “Our Times and Their Future,” 17 juillet 1971, Archives de l’Eglise, Boîte 201344471, Dossier 201344528, 6-7.